Des Djurdjura aux Cévennes

25 Mai 2021 | 0 commentaires

Pensez-vous qu’il n’existe qu’une version d’un conte?
 
En réalité, bien souvent celui-ci coexiste à différents lieux, en fonction de sa culture.
Etonnamment cette photo l’illustre plutôt bien.
Je me trouvais dans la forêt cévenole quand j’ai entendu une histoire.
 
Cette histoire est celle d’une jeune fille aux cheveux blonds, du roi des serpents et d’un prince.
 
Quelque part au cœur des Djurdjura.
Cette histoire est une version kabyle de Blanche neige.
 
Quand nous interprétons l’histoire de Blanche neige, une histoire en ce moment polémique, nous oublions qu’il n’existe pas une mais des Blanche-neige, dans une pluralité culturelle.
 
Lorsque nous en faisons la lecture par le prisme de l’information, comme si chaque élément était factuel, nous occultons la dimension réelle du conte qui est d’abord symbolique.
 
Ainsi Blanche Neige nous raconte en filigrane, dans des motifs (images) porteuses de sens, le récit de l’initiation féminine.
 
Le prince n’en est pas l’élément central, ni les nains et la sphère domestique que l’on retrouve surtout chez Disney.
 
Ce qui selon moi, nous éloigne d’une connotation misogyne et patriarcale.
 
Qu’en pensez-vous?