Chant diphonique

29 Avr 2021 | 0 commentaires

La série documentaire et immersive LSD, diffusée sur France Culture, a consacré un épisode au chant diphonique.
 
Le chant diphonique est un bon exemple, selon moi, de l’ethno-centrisme occidental que l’on retrouve dans d’autres domaines comme l’Astronomie.
 
Héritage de l’Astronomie scientifique des grecs de l’Antiquité, les constellations de l’hémisphère nord en ont ainsi conservé les contours, les noms et les histoires de façon pérenne depuis 1930, date à laquelle elles furent « fixées » par l’Union Astronomique Internationale.
Ainsi, de soirées en soirées, d’observatoires en clubs, nous vivons sous un ciel unique.
 
Pourtant, les étoiles ont gardé leur astronyme arabe dont on ne parle que très rarement, se privant par là-même de toute une dimension culturelle, historique, anthropologique d’une grande richesse. Et que dire du ciel des autres peuples et cultures ?
 
Pour en revenir au chant diphonique, lorsque Roberte Hamayon, Anthropologue, aujourd’hui grande spécialiste du chamanisme Sibérien, revient de terrain dans les années 70 avec dans ses bagages des enregistrements de chants diphoniques, ses collègues ont beaucoup de mal à accepter la possibilité qu’une seule voix puisse émettre deux, voire plusieurs, sons différents.
 
Et pourtant !
 
Le chant diphonique s’enracine dans la tradition orale. Nous le retrouvons également lors de fêtes d’équinoxe et de solstice, sujets qui nous intéressent spécifiquement 
 
Bonne écoute.